L’Afrique étouffe parce que trop de ses enfants refusent de voir la racine de la malédiction : l’absence totale de planification, l’incapacité chronique à penser au-delà du présent immédiat. On veut nous forcer à rester immobiles, à accepter que ce chaos soit “notre culture”, à croire que l’ADN même du continent est condamné à la souffrance et à l’improvisation. Mais je vous dis : non. Ce n’est pas l’ADN, ce n’est pas la nature, c’est la paresse mentale et la soumission à des habitudes primitives qui tuent tout. Et tant que cette mentalité perdure, il n’y aura pas de futur.
Regardez bien. Partout dans le monde, le temps est mesuré, planifié, respecté. Le temps est une ressource. Mais ici, le temps est traité comme une chose molle, élastique, subjective. On croit qu’il est façonné par les hommes et les dieux, comme si l’avenir n’avait pas d’autonomie, comme si demain n’était qu’un jouet. Voilà pourquoi tout prend une éternité en Afrique. Voilà pourquoi les projets n’aboutissent pas. Voilà pourquoi l’attente devient une normalité, une philosophie de résignation. Pendant que le monde entier se bat pour gagner du temps, nous, nous le gaspillons comme si nous en avions une réserve infinie.
Ce n’est pas seulement une question d’horaires ou de ponctualité, c’est une vision entière de la vie. L’Africain croit que les événements eux-mêmes créent le temps, et non l’inverse. Ainsi, si rien ne se passe, c’est que “le temps n’est pas venu”. C’est la justification pour rester assis des journées entières à ne rien faire, à bavarder, à tourner en rond. C’est ce qui explique ces attroupements stériles décrits encore et encore : les vendeurs qui ne vendent rien, mais restent debout toute la journée, les ouvriers qui attendent le travail sans rien entreprendre, les jeunes qui errent sans but dans les rues, les femmes qui transforment le marché en salon de commérages. Des masses d’énergie humaine transformées en poussière, en bruit, en rien.
Regardez le trou d’Onitsha : au lieu de réparer la route, au lieu de restaurer l’infrastructure, le trou devient un “centre de vie”, un marché, une attraction. Le malheur devient célébration. La catastrophe devient animation. Et les mêmes qui se pressent autour du trou sont incapables de le reboucher. Voilà le symbole de la mentalité qui nous détruit : préférer danser autour d’un désastre que de le résoudre.
Regardez les bibliothèques transformées en ruines, vidées de leurs livres, incapables de protéger même ce qui avait été donné gratuitement. Regardez les villas héritées des colons, transformées en taudis par des hordes de parents et de chèvres. Regardez les institutions vidées de substance parce que chacun y entre pour consommer et non pour maintenir. Ce n’est pas une question de manque de moyens, c’est une question de mentalité : l’absence de sens de la conservation, l’incapacité à entretenir, le refus de comprendre que ce qui n’est pas protégé meurt.
Regardez les exemples innombrables où l’effort est saboté par l’indiscipline : l’agriculteur qui reçoit l’argent pour investir dans l’engrais, mais dépense tout ailleurs ; l’artisan qui casse son propre outil plutôt que de l’entretenir ; le commerçant qui mange son capital au lieu de le réinvestir. On ne sait pas planifier, on ne sait pas projeter, on ne sait pas maintenir. Et ensuite, on pleure que “la colonisation” est responsable, que “l’Occident nous empêche”. Non. La vérité est simple : nous nous empêchons nous-mêmes.
On a même transformé cette incapacité en arrogance. Rappelez-vous ce passage : “Nous, nous connaissons tous les mots de notre langue.” Quelle absurdité ! Croire que la connaissance est finie, croire que l’apprentissage est inutile, croire que tout est déjà acquis. Voilà pourquoi nos écoles produisent des diplômés incapables de penser, des bureaucrates qui bloquent tout, des sociétés incapables d’évoluer. Ce n’est pas l’ennemi extérieur qui nous empêche d’apprendre, c’est l’orgueil idiot qui nous fait croire qu’il n’y a rien à apprendre.
Je parle ici avec colère parce que la souffrance est réelle. Pendant que cette mentalité persiste, des millions meurent dans la misère, des enfants grandissent sans avenir, des villes entières se transforment en cimetières d’opportunités. Et ceux qui gouvernent, au lieu de casser cette mentalité, la renforcent. Ils se servent de la paresse collective pour se maintenir au pouvoir. Ils profitent du désordre pour prospérer. Et ils osent encore demander qu’on les respecte.
Moi, je vous le dis clairement : tant que les Bantu — et j’emploie ce mot dans le sens le plus large, pour désigner cette majorité prisonnière d’une mentalité d’inaction — croient qu’il n’y a “pas de futur”, tant qu’ils refusent la planification, tant qu’ils ne comprennent pas que l’entretien est plus important que l’inauguration, ils doivent se retirer. Ils n’ont pas le droit de diriger. Ils doivent céder la place à ceux qui ont compris que la civilisation se bâtit dans la rigueur, la discipline, l’organisation.
La diaspora n’est pas là pour danser autour des trous. Nous ne sommes pas là pour applaudir des ruines transformées en spectacles. Nous sommes là pour construire des systèmes, protéger ce qui existe, inventer ce qui manque, maintenir ce qui est fragile. Si l’Afrique veut un futur, il faut tuer cette mentalité de l’attente passive, du bruit vide, du temps élastique. Il faut apprendre à planifier, à entretenir, à penser au long terme.
Sinon, nous resterons prisonniers de la même farce : rire autour des catastrophes, transformer chaque échec en spectacle, et disparaître de l’histoire comme un peuple qui a refusé de se sauver lui-même.
Je ne demande pas, j’ordonne : cessez l’immobilisme. Cessez l’arrogance de l’ignorance. Cessez de croire que souffrir est une identité. Planifiez. Construisez. Entretenez. Ou alors, écartez-vous et laissez ceux qui veulent vraiment bâtir prendre la place. Parce que l’Afrique ne peut plus perdre un siècle de plus dans le néant.
Regardez bien. Partout dans le monde, le temps est mesuré, planifié, respecté. Le temps est une ressource. Mais ici, le temps est traité comme une chose molle, élastique, subjective. On croit qu’il est façonné par les hommes et les dieux, comme si l’avenir n’avait pas d’autonomie, comme si demain n’était qu’un jouet. Voilà pourquoi tout prend une éternité en Afrique. Voilà pourquoi les projets n’aboutissent pas. Voilà pourquoi l’attente devient une normalité, une philosophie de résignation. Pendant que le monde entier se bat pour gagner du temps, nous, nous le gaspillons comme si nous en avions une réserve infinie.
Ce n’est pas seulement une question d’horaires ou de ponctualité, c’est une vision entière de la vie. L’Africain croit que les événements eux-mêmes créent le temps, et non l’inverse. Ainsi, si rien ne se passe, c’est que “le temps n’est pas venu”. C’est la justification pour rester assis des journées entières à ne rien faire, à bavarder, à tourner en rond. C’est ce qui explique ces attroupements stériles décrits encore et encore : les vendeurs qui ne vendent rien, mais restent debout toute la journée, les ouvriers qui attendent le travail sans rien entreprendre, les jeunes qui errent sans but dans les rues, les femmes qui transforment le marché en salon de commérages. Des masses d’énergie humaine transformées en poussière, en bruit, en rien.
Regardez le trou d’Onitsha : au lieu de réparer la route, au lieu de restaurer l’infrastructure, le trou devient un “centre de vie”, un marché, une attraction. Le malheur devient célébration. La catastrophe devient animation. Et les mêmes qui se pressent autour du trou sont incapables de le reboucher. Voilà le symbole de la mentalité qui nous détruit : préférer danser autour d’un désastre que de le résoudre.
Regardez les bibliothèques transformées en ruines, vidées de leurs livres, incapables de protéger même ce qui avait été donné gratuitement. Regardez les villas héritées des colons, transformées en taudis par des hordes de parents et de chèvres. Regardez les institutions vidées de substance parce que chacun y entre pour consommer et non pour maintenir. Ce n’est pas une question de manque de moyens, c’est une question de mentalité : l’absence de sens de la conservation, l’incapacité à entretenir, le refus de comprendre que ce qui n’est pas protégé meurt.
Regardez les exemples innombrables où l’effort est saboté par l’indiscipline : l’agriculteur qui reçoit l’argent pour investir dans l’engrais, mais dépense tout ailleurs ; l’artisan qui casse son propre outil plutôt que de l’entretenir ; le commerçant qui mange son capital au lieu de le réinvestir. On ne sait pas planifier, on ne sait pas projeter, on ne sait pas maintenir. Et ensuite, on pleure que “la colonisation” est responsable, que “l’Occident nous empêche”. Non. La vérité est simple : nous nous empêchons nous-mêmes.
On a même transformé cette incapacité en arrogance. Rappelez-vous ce passage : “Nous, nous connaissons tous les mots de notre langue.” Quelle absurdité ! Croire que la connaissance est finie, croire que l’apprentissage est inutile, croire que tout est déjà acquis. Voilà pourquoi nos écoles produisent des diplômés incapables de penser, des bureaucrates qui bloquent tout, des sociétés incapables d’évoluer. Ce n’est pas l’ennemi extérieur qui nous empêche d’apprendre, c’est l’orgueil idiot qui nous fait croire qu’il n’y a rien à apprendre.
Je parle ici avec colère parce que la souffrance est réelle. Pendant que cette mentalité persiste, des millions meurent dans la misère, des enfants grandissent sans avenir, des villes entières se transforment en cimetières d’opportunités. Et ceux qui gouvernent, au lieu de casser cette mentalité, la renforcent. Ils se servent de la paresse collective pour se maintenir au pouvoir. Ils profitent du désordre pour prospérer. Et ils osent encore demander qu’on les respecte.
Moi, je vous le dis clairement : tant que les Bantu — et j’emploie ce mot dans le sens le plus large, pour désigner cette majorité prisonnière d’une mentalité d’inaction — croient qu’il n’y a “pas de futur”, tant qu’ils refusent la planification, tant qu’ils ne comprennent pas que l’entretien est plus important que l’inauguration, ils doivent se retirer. Ils n’ont pas le droit de diriger. Ils doivent céder la place à ceux qui ont compris que la civilisation se bâtit dans la rigueur, la discipline, l’organisation.
La diaspora n’est pas là pour danser autour des trous. Nous ne sommes pas là pour applaudir des ruines transformées en spectacles. Nous sommes là pour construire des systèmes, protéger ce qui existe, inventer ce qui manque, maintenir ce qui est fragile. Si l’Afrique veut un futur, il faut tuer cette mentalité de l’attente passive, du bruit vide, du temps élastique. Il faut apprendre à planifier, à entretenir, à penser au long terme.
Sinon, nous resterons prisonniers de la même farce : rire autour des catastrophes, transformer chaque échec en spectacle, et disparaître de l’histoire comme un peuple qui a refusé de se sauver lui-même.
Je ne demande pas, j’ordonne : cessez l’immobilisme. Cessez l’arrogance de l’ignorance. Cessez de croire que souffrir est une identité. Planifiez. Construisez. Entretenez. Ou alors, écartez-vous et laissez ceux qui veulent vraiment bâtir prendre la place. Parce que l’Afrique ne peut plus perdre un siècle de plus dans le néant.
7 months ago